par umvoAdmin | Sep 29, 2016 | Patrimoine
[vc_row][vc_column][vc_column_text]L’église de Buhy, construite en 1878/79 probablement avec les pierres de la démolition du château des Caylus est sans style bien défini.
Aujourd’hui, non classée, notre église, lieu de recueillement, reçoit les fidèles à l’occasion des messes dominicales « trimestriellement « ainsi qu’aux cérémonies de la vie (mariages, baptêmes, obsèques) et aussi à la célébration de la Saint Hubert « saint patron des Chasseurs «chaque année en début du mois de novembre.
Le patronage de Saint Saturnin
Notre église est placée sous le patronage de Saint Saturnin » Saint Evêque « qui se fête régulièrement le 29 novembre, deux statues le représente dans l’église :[/vc_column_text][vc_row_inner][vc_column_inner width= »1/6″][vc_single_image image= »185″ img_size= »full » alignment= »center » onclick= »link_image »][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »5/6″][vc_column_text]
- La première statue, sculptée dans la pierre est logée dans une niche située au dessus du portail, sur le parvis, et visible de l’extérieur.
[/vc_column_text][/vc_column_inner][/vc_row_inner][vc_row_inner][vc_column_inner width= »1/6″][vc_single_image image= »187″ img_size= »full » alignment= »center » onclick= »link_image »][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »5/6″][vc_column_text]
- La seconde est en bois sculpté, est également placée au dessus du portail d’entrée, mais à l’intérieur de l’église sur une console.
[/vc_column_text][/vc_column_inner][/vc_row_inner][vc_column_text]
Les fonts baptismaux
Le plus intéressant, et peut être le plus important dans l’église est sans conteste les fonts baptismaux, en effet datant de la fin du XIIe siècle, ils se présentent sous la forme d’une masse de pierre sculptée d’environ un mètre au cube. Disposés à l’entrée de l’église à gauche sur une margelle également en pierre et largement débordante afin de recevoir les saint sacrements du prêtre ainsi que la présence des parrains et des parents du baptisé.[/vc_column_text][vc_row_inner][vc_column_inner width= »1/3″][vc_single_image image= »193″ img_size= »full » alignment= »center » onclick= »link_image »][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »2/3″][vc_column_text]
La partie centrale des fonds baptismaux forme une grosse colonne cantonnée de quatre colonnettes détachées et adossées, dont les chapiteaux sont ornés de feuilles lobées.
Une base attique, formée d’un gros tore aplati séparé d’un tore plus mince par une gorge qui entoure le piétement .La colonne centrale présente une frise en chanfrein continuant la corbeille des chapiteaux entre le tailloir et l’astragale qui se prolongent .
Chaque face présente un décor différent en moyen et haut relief.
La partie supérieure présente une frise de même esprit.
La cuve est une demi sphère avec un trou central dédié à l’évacuation.
Ce monument est le seul de ce modèle dans le département. Il s’agit d’un type de fonts assez répandu dans le nord de la France aux XIe, XIIe et XIIIe siècles. Avant son implantation dans l’église de BUHY l’origine de ce monument n’est pas connue.
[/vc_column_text][/vc_column_inner][/vc_row_inner][vc_column_text]L’église possède un clocher en bâtière (se dit pour un toit en forme de bât, toit à deux pentes seulement). Il est muni sur ses quatre faces d’abat-sons. L’église et son clocher sont couverts en ardoises, remanié récemment. Sa charpente en enrayure en plan horizontal intègre :
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La cloche qui porte le nom de Joséphine :
On peut donc y lire ;
« Je m’appelle Joséphine, a eu pour parrain Mr Joseph François Robert Delignerac Duc de Caylus, Grand d’Espagne, classé propriétaire des Domaines de Buhy,de St Claire, du Héloy, de Montreuil et Cie et pour Marraine Madame Adélaïde Joséphine Lucie Moina de la Grange, Duchesse de Caylus ma bénédiction a été faite par Mr Théophile Belhote Curé de St Claire.
M. Amboise Guesnier,Maire de cette commune
J. Bte Morlet, fondeur »[/vc_column_text][vc_gallery type= »image_grid » images= »197,196″][vc_column_text]
Le mobilier
A l’intérieur le mobilier est sobre et relativement contemporain, le sol est constitué de tommettes en terre cuite de couleur rouge. On peut découvrir une vierge au chapelet (copie de Murillo) réalisée par Madame Palmyre en 1858, ainsi qu’une vierge à l’enfant. Puis quelques statues en bois polychromes disposées sur des consoles murales.
[/vc_column_text][vc_column_text]
Les vitraux
Les vitraux du cœur en triptyque, sont superbes et d’après-guerre. Leur réalisation a été possible grâce à la généreuse donation de la Famille de Monsieur Georges Haranger.[/vc_column_text][vc_row_inner][vc_column_inner width= »1/3″][vc_single_image image= »200″ img_size= »full » alignment= »center » onclick= »link_image »][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »2/3″][vc_column_text]Ils datent du 20 août 1945 pour remercier la nation de lui avoir épargné le sacrifice de ses fils (Paul et Raymond). Tous les autres vitraux sont contemporains ils ont remplacé des anciens vitraux ou simplement des vitrages en très mauvais état. Leur mise en place fait suite à la décision du Conseil Municipal en 2005 qui en a décidé le graphisme.
En 2009 le Conseil Municipal décide d’entreprendre la restauration des autels situés dans les transepts droit et gauche avec l’aide de la Fondation du Patrimoine.[/vc_column_text][/vc_column_inner][/vc_row_inner][vc_row_inner][vc_column_inner][vc_gallery type= »image_grid » images= »207,208,209,210″][/vc_column_inner][/vc_row_inner][vc_column_text]
Les tabernacles
Le premier à retrouver une jeunesse est le tabernacle datant du XVIIIe siècle. De bois sculpté dans la masse en majeure partie et badigeonné de gris rehaussé d’or.
La partie supérieure décorée de trois têtes d’angelots sur un massif rapporté.
Ce tabernacle est composé d’une base convexe décoré de l’agneau couché sur le livre aux sept sceaux. En partie supérieure une porte également, mais concave en bois sculpté laissant apparaître en relief l’immaculée conception recouverte d’or.[/vc_column_text][vc_gallery type= »image_grid » images= »214,215″][/vc_column][/vc_row]
par umvoAdmin | Sep 29, 2016 | Patrimoine
[vc_row][vc_column][vc_column_text]Nous devrions dire l’ancien château, nous avons déjà évoqué cet ancien patrimoine dans la rubrique la ferme de Buhy et l’activité agricole laquelle occupe aujourd’hui le domaine.[/vc_column_text][vc_row_inner][vc_column_inner width= »1/3″][vc_single_image image= »230″ img_size= »full » add_caption= »yes » alignment= »center » onclick= »link_image »][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »2/3″][vc_column_text]
Pierre de Mornay avait remanié ce magnifique château de 89 pièces avec un non moins magnifique parc arboré. On distingue encore aujourd’hui le long de la RD14 avant l’arrivée à Saint-Clair-sur-Epte sur la gauche une longue muraille clôturant actuellement des terrains de culture dans l’ancien parc du château et un corps de ferme avec deux tours carrées correspondant aux logis renaissance, dont les portes et fenêtres occultées permettent encore de s’imaginer le bâtiment de cette époque. Le mur en arc de cercle visible sur les cartes de l’époque correspondait à l’enceinte de la cours d’honneur du Château (encore visible aujourd’hui ).
[/vc_column_text][/vc_column_inner][/vc_row_inner][vc_row_inner][vc_column_inner width= »2/3″][vc_column_text]Ce sont pratiquement les seuls vestiges du parc et des communs du château de Philippe Duplessis-Mornay. Le seul témoignage graphique de l’époque et sans doute le plus intéressant est cette gravure représentant le château ,mais nous pensons qu’il ne s’agit en fait que du « châtelet » qui serait le portail d’entrée donnant accès à la cours d’honneur du Château.[/vc_column_text][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »1/3″][vc_single_image image= »235″ img_size= »full » add_caption= »yes » alignment= »center » onclick= »link_image »][/vc_column_inner][/vc_row_inner][vc_row_inner][vc_column_inner width= »1/3″][vc_single_image image= »233″ img_size= »full » add_caption= »yes » alignment= »center » onclick= »link_image »][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »2/3″][vc_column_text]Plus précises que les cartes de Cassini (César François Cassini de Thury 1714-1784) on peut découvrir dans l’Atlas de Trudaine (Daniel-Charles de Trudaine 1703-1769) beaucoup de détails très intéressants concernant le plan du Château et son environnement, nous avons également un aperçu sur ce qu’était la Commune de Buhy et Buchet avec les voies de communications bordées d’arbres.[/vc_column_text][/vc_column_inner][/vc_row_inner][vc_column_text]
Pour revenir au château on remarquera particulièrement l’empreinte du château la cours d’honneur, les bâtiments imposants ceinturant la cours d’honneur et les nombreuses allées cavalières sillonnant le parc .La porte « grille monumentale « en parfait état de conservation datant de 1779 permettait l’accès direct du parc aux rives du Cudron ,ainsi qu’à la colline du Bois d’Arnet par une allée bordée d’arbre .[/vc_column_text][vc_gallery type= »image_grid » images= »254,251,250″][/vc_column][/vc_row]
par umvoAdmin | Sep 29, 2016 | Patrimoine
Domaine d’activités agricoles de 250 hectares environ acquis en 1923 par Monsieur Georges Haranger aux héritiers du Duc de Caylus.
Les bâtiments du « corps de ferme » sont construits en partie sur les fondations des communs de ce château (forge, poulailler, pédiluve). Le long bâtiment visible aujourd’hui, comprenant les tours, correspond au logis renaissance.
Les portes et fenêtres occultés permettent encore d’imaginer le bâtiment de cette époque.
Le château ancien est parfaitement visible sur plusieurs documents cartographiques des XVIIe et XVIIIe siècles ainsi que la cour d’honneur.
A cette époque,le parc du château « ferme » était sillonné de nombreuses allées cavalières boisées convergeant au centre du parc pour ensuite dessiner comme une étoile rayonnant en tout sens.
De nos jours, la ferme de Buhy, toujours en domaine agricole, est entre les mains de l’arrière petit fils de Monsieur Georges Haranger.
L’activité est essentiellement orientée vers l’agriculture céréalière, l’élevage de bovins et de la production de fourrage.
par umvoAdmin | Sep 29, 2016 | Patrimoine
[vc_row][vc_column][vc_column_text]Quand les seigneurs locaux ont ordonné aux habitants, ouvriers, servants, servantes, tâcherons de se tenir propres et de se laver régulièrement ainsi que leurs vêtements, l’idée leur est venue de la construction de lavoirs.
[/vc_column_text][vc_row_inner][vc_column_inner width= »1/3″][vc_single_image image= »262″ img_size= »full » add_caption= »yes » alignment= »center » onclick= »link_image »][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »2/3″][vc_column_text]Auparavant, la lessive n’était autorisée que deux fois l’an en avril et en octobre, c’est dire que les vêtements des tacherons et ouvriers agricoles, forts des travaux quotidiens devaient avoir une certaine tenue (rigidité) et de plus une certaine odeur. L’hygiène à cette époque n’était pas d’actualité, il faut savoir qu’en ce temps il y avait un rejet de l’eau, perçue comme un agent dangereux susceptible de pénétrer dans le corps et d’y introduire miasmes et pestilences.[/vc_column_text][/vc_column_inner][/vc_row_inner][vc_column_text]La toilette était donc sèche, au lever, on trempait « une chiffe » dans un bol plein d’eau, puis on passait ce linge mouillé autour du nez, de la bouche et des yeux pour se débarbouiller.
Le dimanche on pouvait changer de linge c’est-à-dire la chemise, la toilette est un peu moins sommaire car on se savonne la figure, le reste du corps il ne faut pas en parler. L’invisible, les pieds et le reste importaient peu. Entre la moitié du XVIIIe et l’aube du XIXe siècle, comme souligne Daniel Roche dans « La culture des apparences », l’entretien du corps laissait donc pour le moins à désirer et le tableau se fait encore plus sombre lorsqu’on n’y joint celui du linge. Autrefois l’hygiène était très sobre, comme il est décrit à la perfection dans « La vie quotidienne dans le Vexin ».à cette époque, les lavoirs étaient un lieu de rencontre et de conversation, tout était passé en revue, la vie du village et divers commérages…
Depuis l’arrivée de l’eau courante dans les habitations (en 1963/64), chaque foyer possède maintenant une machine à laver le linge. La commune, conservatrice est soucieuse de maintenir en état ce petit patrimoine qui fait la fierté des habitants, la joie des promeneurs et des randonneurs.[/vc_column_text][vc_row_inner][vc_column_inner width= »1/3″][vc_single_image image= »265″ img_size= »full » add_caption= »yes » alignment= »center » onclick= »link_image »][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »2/3″][vc_column_text]A Buchet, le lavoir est situé au bout de l’impasse « Chemin du lavoir » il a été construit à l’endroit même de l’arrivée du Cudron, après la vanne du « Faux-rû » sur le bief du moulin de Buchet « Moulin de la bonde ». À l’origine, ce lavoir était constitué de deux bassins, l’arrivée d’eau se faisait par un siphon qui alimentait le premier bac, cela permettait à l’eau de se décanter un peu avant de rejoindre le deuxième où les lavandières venaient rincer le linge. Une vanne, permettait de vidanger rapidement les bassins, et l’eau, rejoignait le Faux-rû.[/vc_column_text][/vc_column_inner][/vc_row_inner][vc_column_text]Ce lavoir est relativement récent comme le démontrent les matériaux utilisés, (mi XIXe) le sol est pavé de briques de la même sorte que les murs, la toiture est faite de tuiles mécaniques dites « tuiles de Beauvais » A l’origine, ce lavoir n’était pas couvert il s’agissait simplement d’une pierre (toujours visible) qui était posée sur la rive, permettant de rincer directement son linge dans le cours du ruisseau. Il s’en trouve quelques autres du même type dans le village, aménagées par les riverains. En 2006, le lavoir a été remanié afin de restaurer l’évacuation d’eau et y ajouter un nouveau bac servant de prise d’eau pour les pompiers. Peu après, le Cudron poursuit son chemin en bifurquant à angle droit pour cheminer dans le fond de la vallée.[/vc_column_text][vc_row_inner][vc_column_inner width= »1/3″][vc_single_image image= »268″ img_size= »full » add_caption= »yes » alignment= »center » onclick= »link_image »][/vc_column_inner][vc_column_inner width= »2/3″][vc_column_text]A Buhy, le lavoir est situé au fond de l’impasse sise dans la « rue de la Source ». Il est alimenté en permanence par une source qui suinte de la colline qui le surplombe. C’est un mince filet qui l’alimente en continu à raison de quelques litres par minute. Le lavoir de Buhy est de même type que celui de Buchet si ce n’est que les bassins sont un peu moins profonds, et d’une surface plus importante.[/vc_column_text][/vc_column_inner][/vc_row_inner][/vc_column][/vc_row]
par umvoAdmin | Sep 29, 2016 | Patrimoine
Ces instruments, d’une époque pas si ancienne que çà sont pratiquement tombés dans l’oubli. Par tous les temps, les femmes amenaient leurs brouettes chargées de lessiveuses pleines de linge au lavoir.
La caisse à laver était un instrument indispensable qui jouait plusieurs rôles et amenait un peu de confort. La caisse à laver était un objet personnel que certaines lavandières transportaient à chaque lessive alors que d’autres les laissaient sur place. Ouverte sur un côté, cette caisse, était garnie d’un coussin ou d’un sac de paille ce qui permettait aux femmes de s’agenouiller au sec. La face avant était également un peu plus haute que les côtés, ce qui permettait de protéger un peu des éclaboussures.
Le battoir, comme son nom l’indique servait à battre le linge pour en faire sortir la lessive et la crasse. Il fallait faire très attention à ce que des poches d’air ne se forment pas dans le linge, car au premier coup de battoir, c’était l’explosion et la déchirure du linge assurée.
Nous ne pouvons pas quitter cette rubrique sans vous faire part d’un conte écrit par notre regretté Monsieur Robert POIRIER (poète à ses heures) qui s’intitule « Les Lavandières » .
Extrait de « Les Lavandières » de Robert POIRIER
Je vous parle du temps ou on lavait le linge quatre fois par an .
On faisait bouillir les pièces à blanchir avec de la soude dans une grande lessiveuse sur un poêle à bois. Les larges volutes de fumée signalaient à chacun dans le village chez qui on faisait « la buée ». Après plusieurs bouillons le linge était entassé dans un cuveau sur brouette basse , avec la caisse garnie de paille , le battoir et le cube de savon et les ménagères descendaient jusqu’au lavoir.
Là, chacune s’installait à sa place selon une certaine hiérarchie tacitement établie. La doyenne s’agenouillait dans sa caisse du côté de l’amont du rû de façon
à profiter de l’eau claire, la petite dernière à l’autre extrémité de l’abri. Alors commençait la symphonie des battoirs et aussi le caquetage des lavandières généralement orchestré par la plus ancienne. Elles se répétaient l’une à l’autre des commérages usés se rapportant le plus souvent à des infortunes conjugales .
La plus ardente à pratiquer ces cancans était la grande Augustine, dite TITINE,
Une gaillarde flamande à la tignasse rousse. Les autres l’écoutaient en se poussant du coude car s’était sans doute la femme la plus trompée du village .
Toutes le savaient, sauf elle, bien entendu et VIOLETTE, nouvelle habitante qui venait pour la première fois au lavoir.
A un moment ou les échanges s’étaient ralentis c’est dans un silence relatif qu’elle demanda à sa voisine « qui est donc la femme dont on dit qu’elle est la plus
Cornue ? ».
La question demeura sans réponse mais jeta un froid. Depuis ce jour l’ambiance au lavoir changea , les commères n’avaient plus le cœur à faire des ragots dont elles risquaient d’être la cible.
par umvoAdmin | Sep 29, 2016 | Patrimoine
Le Vexin, privilégié par son réseau hydrographique particulièrement riche et bien réparti sur la plupart des cours d’eau a favorisé à partir des XIe et XIIe siècles l’apparition des moulins à eau. C’est ainsi que chaque village et hameau de notre région possédait son ou ses moulins .La meunerie a atteint son paroxysme au XVIIIe ou elle fut l’une des plus grandes activités du Vexin. Aujourd’hui les moulins à eaux qui étaient en activité dans le Vexin ont disparu. Appelé plus communément « le Moulin de la Bonde » il fut construit en 1796 par Jean-Louis Désert, sur l’emplacement de la bonde d’un ancien étang.
Le moulin se trouve à 1150 m en aval du moulin du « Petit Buchet » situé sur la commune de Parnes. (À signaler que ce moulin a appartenu au fief de Buhy jusqu’au début du XIXe siècle).
Le Cudron après avoir serpenté libre en suivant la rive droite de la vallée est dévié et la traverse à angle droit à 450 m en amont du moulin. Il existe du côté droit un talu et qui semble dessiner le cours que suivait probablement le Cudron avant la construction du moulin. Au hameau de Buchet, le Cudron alimentait ce dernier moulin à blé dont il ne subsiste aujourd’hui que quelques pans de murs. (Dans les années 50 les bâtiments de meunerie était toujours debout, le logis du meunier qui avait été restauré une quinzaine d’années auparavant était toujours en excellent état, couvert, avec portes, fenêtres et volets et dit-on pendant la deuxième guerre mondiale, on venait y danser de temps en temps au son de l’harmonica ou d’un phonographe.)
Le canal de dérivation traverse toujours la propriété, mais l’eau n’entraîne plus la roue du moulin. Elle se jette toujours à son emplacement de plus de 3 mètres, mais inutilement, on peut toujours y voir les traces de l’axe de la roue sur les pierres usées. (Ça mérite de faire une photo)
En 1825, le propriétaire du moulin qui figure sur le cadastre de 1819 en tant qu’usine à blé est maître Pierre Vibesq. Il se plaint avec les autres usiniers de Buchet des gens de Parnes qui ouvrent des prises d’eau, vannes et batardeau, sans tenir compte des lois et règlements en vigueur.
En 1833 selon Cassan, à cette date le Moulin de la Bonde est un moulin à « tan » c’est-à-dire qu’il pulvérisait l’écorce de chêne pour la préparation des cuirs. C’est au stade de la préparation de poudre de tan que l’on utilisait l’énergie hydraulique du Cudron. On allait au printemps au moment de la montée de la sève prélevée des écorces sur des chênes de 12 à 14 ans. Après un long séchage on réduisait l’écorce en petits morceaux « écossards »qui étaient introduits dans le système de meubles, analogue au procédé horizontal mis en pratique dans les moulins à farine. Ces moulins à meules donnaient un tan très fin presque de la poussière.
En 1859, une ordonnance du 13 mai régit le bief, Bertaux-Dumont est autorisé à maintenir en activité son usine redevenue moulin à blé.